Des fois, les manchettes de journaux se “parlent”. Lisez d’abord celle du Matin puis celle de la Tribune de Genève. :D
Revenons au début de l’année 2010, en février si mes souvenirs sont bons. A ce moment de l’année, Steve Jobs présente l’iPad, le dernier gros produit Apple en date. Le système d’exploitation embarqué par la tablette est une version boostée de l’iOS, le système de l’iPhone et de l’iPod Touch. Et dès lors, les critiques fusent. Inutile, trop cher, disposant d’un hardware douteux (le processeur A4, conçu lui aussi par Apple, souleva beaucoup de questions quant à sa capacité) et d’un marketing en manque d’arguments (« L’iPad est magique ! », « Vous savez déjà comment l’utiliser. », etc.), caricaturé comme étant « un gros iPhone », l’iPad semblait prêt à rejoindre Lisa, la Pippin, la première Apple TV et les autres échecs commerciaux d’Apple.
Et pourtant, l’appareil se vend semble-t-il très bien (on parle de trois iPad par seconde) et on voit beaucoup de gens s’affairer devant les iPads des rayons Apple. Mais comment en est-on arrivés là ? On pourra bien évidemment parler du matraquage médiatique qui a sévi dans de nombreux pays du monde, certes, mais il n’est pas question que de ça. En fait, la question est bien plus vaste que l’univers seul d’Apple. Pour mieux comprendre le succès de l’iPad, il faut mieux comprendre qui l’achète.
Dans les médias nationaux, on prête aux jeunes une facilité déconcertante avec la micro-informatique. D’ailleurs, tout le monde s’y met. D’ailleurs, l’informatique est chez vous, dans votre salon, dans votre salle à manger, dans votre cuisine, partout. D’ailleurs… on passe à la pub. Cette liste de clichés est bien évidemment sans fin, mais surtout infondée. De par ma propre expérience, je peux affirmer que les « jeunes d’aujourd’hui », n’ont, si on fait une moyenne, des connaissances plus que lacunaires en matière informatique. La faute à qui ? La faute à internet.
Internet, et son évolution aux fil des ans, a simplifié d’une manière assez impressionnante les tâches informatiques habituelles, telles que créer un site ou un blog, écouter et acheter de la musique en ligne, naviguer, jouer. Des sociétés comme Google, Microsoft, Skyrock (et ses Skyblogs), Youtube, Facebook ou encore la Wikimedia Foundation (qui édite Wikipédia, pour faire simple) ont apporté une puissance et une richesse extraordinaire au réseau, mais a aussi réussi à désintéresser la masse de l’usage même de leurs ordinateurs au profit de la consultation de contenus.
J’ai constaté une triste réalité : certains de mes camarades étudiants qui utilisent leur ordinateur pour aller sur Facebook, faire des recherches sur Google et gérer leur bibliothèque musicale sur iTunes ne savent pas comment (dés)installer un programme. Attention, je ne parle même pas d’un programme qui demanderait l’installation d’un bidule requis, ou de passer par un terminal… La grande majorité des gens qui aujourd’hui se servent des ordinateurs se contrefichent royalement de savoir comment leur machine peut fonctionner, même de façon simplifiée. Ils ne savent pas quelle importance certains choix peuvent avoir (la confidentialité, les CLUFs), et quels sont les enjeux actuels (Hadopi / Loppsi en France, neutralité du net, etc.). Mais quel rapport avec l’iPad, m’sieur ?
Mais justement, j’y viens.
Les dirigeants d’Apple ne sont pas nés de la dernière pluie, ils savent eux aussi quelle est la tendance en terme d’utilisation de la micro-informatique. Le contenu, rien que le contenu : le grand public est dupe, et ne s’intéresse pas au reste. Alors finalement, mettre un hardware biscornu et un système d’exploitation blindé comme le goulag à l’époque de Staline n’est pas si idiot que ça. On réduit les coûts en Recherche et Développement (R&D) en refourguant l’iOS et le multi-touch, on baisse le nombre d’heures travaillées du côté des gens du design (puisqu’il est repompé sur l’iPhone, lui aussi), et on vend la chose à un prix plutôt élevé, mais pas trop histoire de ne pas se faire concurrencer par les netbooks.
Et mine de rien, pour l’utilisateur final, tant qu’il a le dernier Tarentino entre les paluches, que pourrait-il demander de plus ? Rien, évidemment, puisqu’il ignore qu’on peut faire encore mieux.
Des fois, les manchettes de journaux se “parlent”. Lisez d’abord celle du Matin puis celle de la Tribune de Genève. :D
On ne peut pas facilement résumer Harry Potter et la Coupe de Feu aussi simplement que le premier ou le second tome d’Harry Potter. Faut-il parler du Tournois des Trois Sorciers, de l’intrigue autour de Rita Skeeter, du comportement de plus en plus distant de Percy Weasley, des Mangemorts, du retour de Lord Voldem… Comment ça, « spoileeeeer !» ? Hé, ho, ça fait presque dix ans, alors un peu de calme. Pour en revenir à mon propos, ce quatrième tome est tellement dense qu’en faire une critique devient un exercice périlleux.
Un peu avant l’énième relecture effectuée dans le but de rédiger ce texte, j’appréhendais un peu les 775 pages de cette Coupe de Feu. Comme je l’ai déjà indiqué, le Prisonnier d’Azkaban est pour moi le tome qui me semble, ou plutôt me semblait, le meilleur de la série. Mais c’est parce qu’il est très bon et court à la fois, une brièveté qui permet de mieux se souvenir du livre dans sa globalité, et donc d’en avoir un à priori très positif. Le tome qui nous occupe cette fois-ci est à la fois excellent et long. Mme Rowling commence enfin à sortir Harry Potter du « rayon 6 / 12 ans » avec un livre à la fois long (les livres pour enfants ont l’impératif d’être conçis) et plus rude. Dans la Coupe de Feu, on torture, on tue, on contrôle les esprits, on vole des yeux et des jambes de bois, on se coupe volontairement la main et on ressuscite. Sacré programme !
Ce quatrième livre est riche. Dialogues, situations, personnages, lieux : le monde imaginé par Rowling mérite son titre de monde. Même si ils sont aussi peu décrits physiquement (un cadeau pour les gens responsables du casting des adaptations cinématographiques) ils ont maintenant tous une véritable histoire, un passé. Oui, oui, même Neville Londubat.
Contrairement au Prisonnier d’Azkaban, j’ai vraiment eu du mal à trouver des reproches à faire à Harry Potter et la Coupe de Feu, même si deux problèmes méritent à mon avis d’être évoqués.
Le premier concerne la traduction française. Je vous ai déjà fait part de mon avis concernant la méthode de travail de monsieur Jean-François Ménard, mais j’aimerais tout de même ajouter une anecdote pas du tout amusante à propos de ce tome. Les premières éditions de la traduction des quatre premiers livres ont été amputés : dialogues tronqués, descriptions passées à la trappe, paragraphes entiers bazardés au grenier. Toutefois, la dernière édition (celle de 2007), présente en ce moment dans la plupart des librairies, contient les fameux passages manquants. Le nombre de pages supprimées dans la première édition de la Coupe de Feu est ahurissant. Il faut savoir que la nouvelle pagination de l’édition la plus récente fait en sorte qu’un nombre de caractères identique tient sur moins de pages. Ainsi, même si du contenu supplémentaire a été ajouté, les anciennes éditions des tomes 1, 2 et 3 comptent cinq à dix pages de plus que les nouvelles. Par contre, en ce qui concerne ce quatrième tome, la nouvelle édition compte onze pages de plus. Il y a donc plus de onze pages qui n’étaient pas parus dans les premières éditions.
Le deuxième reproche concerne Harry Potter lui-même, lorsqu’il ment à Dumbledore ou à Sirius. Il m’agace, dans ces moments. Un agacement qui perdurera jusqu’au cinquième tome.
9/10
Vous le savez, je suis en pleine relecture des sept tomes de la saga Hary potter afin de faire, pour chaque bouquin, une critique bien construite qui s’achève sur une note entre zéro et dix sur dix.
Je viens juste vous avertir que ce marathon prendra plus de temps que prévu. J’espérais le terminer avant la fin Août, mais… non. Non seulement le nombre de pages par tomes augmente au fil de la saga, rendant la critique plus longue à rédiger (plus de contenu à lire puis à traiter), mais je dois aussi avouer que je suis assez occupé par d’autres obligations nettement plus importantes. Après la critique de la Coupe de Feu (qui sera publiée d’ici la fin de la semaine prochaine, je pense), il y aura donc une pause. Et ouais.
Ce troisième tome des aventures épiques du jeune Potter est à la hauteur de ce que l’on pouvait en attendre. En effet, les évènements s’y enchaînent brillamment : la colère d’Harry contre Marge Dursley, la fuite vers le chemin de traverse, la rencontre avec Fudge, les retrouvailles avec Hermione et la famille Weasley, etc.
La traduction par Jean-François Ménard est réussie, malgré quelques défauts récurrents : les dialogues entre les élèves, toujours écrits dans un français assez élevé, et les omissions dans les premières éditions. En effet, si vos tomes 1 à 4 datent d’avant 2007, il y a de fortes chances pour que des paragraphes, voir même des pages entières vous manquent. C’est scandaleux, en effet, mais toujours moins que la première traduction d’H2G2, dieu merci.
Le point important de ce troisième tome (attention, spoiler en approche), omniprésent mais que l’on ne découvre vraiment qu’à la fin, c’est le voyage dans le temps. Un voyage dans le temps qui crée hélas quelques incohérences dans un tome pourtant beaucoup moins inexpliqué que le précédent. Comment se fait-il que la « première version du temps » soit déjà la version modifiée par les Harry et Hermione qui doivent sauver Sirius et Buck ? Comment se fait-il qu’Hermione, qui manque un cours de sortilèges suite à un manque certain de sommeil, ne retourne pas dans le passé pour le rattraper ? Parce qu’Harry et Ron ont constaté son absence, et donc que cela créerait un paradoxe temporel ? Dans ce cas, comment expliquer qu’elle arrive à tenir presque une année scolaire en revenant quelques heures dans le passé afin de suivre plusieurs cours en même temps ?
Heureusement que Johanne Rowling ne revient pas sur ce type de magie dans les tomes suivants ! On dirait même que les retourneurs de temps disparaissent du globe terrestre au début du tome 4… Vivement la fameuse encyclopédie Harry Potter qu’elle nous promet, j’espère qu’elle expliquera enfin sa vision du voyage dans le temps.
Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban est amusant, riche en informations sur l’univers sorcier et important pour la suite de l’histoire : non seulement Rowling sait où elle va durant ce tome, mais elle plante aussi les jalons qui serviront à guider l’intrigue des quatre derniers livres.
8/10
Une fois son premier tome bouclé, J.K. Rowling avait une idée très claire de la façon dont se déroulerait la suite de son histoire : six autres tomes, pour en arriver à une conséquente heptalogie.
Le problème d’un deuxième tome, problème qui ne s’applique pas qu’à l’oeuvre de Mme Rowling, est qu’il doit rester dans l’univers du premier tout en renouvelant assez l’expérience pour justifier son existence. Pour Harry Potter et la Chambre des Secrets, on peut dire que l’histoire est en effet pas mal bouleversée.
Histoire d’être parfaitement compris, même par les deux du fond qui viennent d’arriver, laissez-moi vous rappeler que chaque tome estampillé Harry Potter couvre une année d’étude du sorcier en question. Comparée à celle qui est relatée dans le premier bouquin, cette deuxième année offre un panel de singularités vraiment conséquent : le quai 9 3/4 est bloqué pour Harry et Ron, ceux-ci débarquent à Poudlard en voiture volante, il manquent de se faire renvoyer, une légende oubliée depuis un demi-siècle refait surface, l’école sbit des agressions, Hagrid est emmené de force à Azkaban (la prison des sorciers)… On pourrait continuer un bon moment, et c’est justement là où je veux en venir : Rowling singularise trop ce deuxième roman, quitte à laisser certains faits inexpliqués à jamais. La raison pour laquelle la Ford Anglia, apparemment revenue à l’état sauvage (!), sauve in extremis Harrry et Ron des pattes velues appartenants à la descendance d’Aragog, par exemple, n’a jamais été évoquée, de près ou de loin.
D’autre part, on sens aussi une certaine angoisse pour le lecteur qui prendrait la saga à partir de ce deuxième opus. N’ayant lu que la version française, je ne peux pas affirmer si cela est du fait de Johanne Rowling, de Jean-François Ménard (traducteur de la version française), de Bloomsbury (éditeur en Grande-Bretagne), de Gallimard (éditeur en France) ou même de la sainte Warner Bros. (qui possède une bonne partie des droits liés à la licence Harry Potter, dont les films), mais le livre est ponctué, jusqu’à la moitié de l’histoire, de rappels qui permettent de savoir qui est Harry, comment se joue le Quidditch ou encore comment s’appelle ce terrible professeur qui nourrit un tel sentiment de haine envers notre héros.
C’est un deuxième tome un peu plus long (d’environ cinquante pages sur sa version poche) mais surtout plus agréable à relire que le premier. L’auteur arrive peu à peu à faire grandir son univers, et ce d’une façon très cohérente avec ce qu’elle a déployé précédemment, mais aussi avec notre réalité, ou plutôt ce qui semble être la réalité aux yeux des moldus.
Mieux, mais assez exagéré dans sa trame scénaristique. Maintenant que le cap du deuxième tome est passé, vivement le troisième !
7/10
Harry Potter à l’Ecole des Sorcier est le premier d’une série de sept livres, dont la trame principale est le combat entre le bien et le mal, comprenant quelques personnages sur la limite entre ces deux camps. Premier tome, donc, pour Joanne Rowling, mais aussi pour Jean-François Ménard, le traducteur français embauché par Gallimard.
Tout au long du livre, on sent l’écriture très enfantine qu’utilise Rowling : des phrases généralement courtes, des chapitres concis, peu de descriptions ainsi que des personnages très tranchés du point de vue psychologique. Ménard arrive très bien à rendre ce côté enfantin à la VF, trop même, car dans les tomes suivants, il ne changera que très peu de style alors que Rowling, elle, va évoluer avec son public. Une exigence de Gallimard, celle de rester « tout-public » ? Dans ce cas, éditer deux versions du livre aurait pu être une riche idée !
Toujours sur le plan de la traduction, quelques petites choses m’énervent. Le cas du titre, un titre qui n’est pas pertinent. Il ne correspond pas à celui de la VO (Harry Potter and the Philosopher’s Stone, soit Harry Potter et la Pierre Philosophale) et ne reflète même pas le contenu du livre. Enfin, si, dans un certain sens. Car si Harry découvre Poudlard et suit les cours qui y sont dispensés durant ce tome, il va en être de même dans les cinq suivants.
Enfin, j’aimerais donner un conseil à ceux qui deviendront plus tard traducteurs pour les maisons d’édition : ne traduisez pas un nom de famille sur deux ! L’ensemble manque alors de cohérence, déjà que l’action du livre, traduit en français, se déroule dans un pays totalement anglophone (ce qui posera problème dans les tomes 4, 6 et 7 avec l’introduction de personnages bulgares et français).
A ce point de la critique, je me rend compte que je n’ai jusque là parlé que des particularités de la VF. Attaquons maintenant l’oeuvre de Rowling en elle-même.
Autant vous prévenir tout de suite, j’ai beaucoup aimé (et j’aime encore beaucoup) cette saga, en bonne partie grâce à son univers et à la façon dont elle (Rowling) le fait vivre. Il est intéressant de noter que dans ce premier tome, l’univers est en construction perpétuelle, une construction qui se poursuivra jusqu’au tome 4. A partir de ce point, les bases concernant la façon d’utiliser la magie, une notion très importante, seront définitivement fixées.
Dans l’Ecole des Sorciers, Rowling hésite (le système de « points attribués / retirés aux maisons » qui va perdre énormément d’importance dans les livres suivants), se sert d’un référentiel plus « Moldu » que dans les autres tomes. En fait, plus on avance dans la série, moins la narration fait référence au monde Moldu pour expliquer ce qui se trame, peut-être un effet de style donné par Rowling pour montrer l’évolution d’Harry au fil des ans, dans son école de sorciers. Notons aussi que le caractère de certains personnages n’est pas encore fixé - une chance que la plupart des protagonistes passent d’enfant à adolescent durant cette saga.
On retrouve aussi ce qui fait le talent de l’auteur, à savoir des scènes qui sont toujours plaisantes à lire une, cinq, des centaines de fois. En ce qui me concerne, ma préférence se porte pour la rencontre Harry / Ollivander. Mais il y a aussi, dès ce premier tome qui ne compte pourtant que 302 pages (en édition poche), des scènes en trop. Un chapitre entier même : Le fameux « Duel à Minuit » qui reprend la formule [ Malfoy / Rogue est méchant + Harry et Ron veulent l’empêcher de nuire au bonheur d’autrui + Hermione veut que ces deux zouaves se tiennent à carreau = FUIEZ, RUSARD NOUS POURSUIT DANS LES COULOIRS ! ], déjà bien usée au cours du bouquin.
C’est donc une bonne première introduction à son monde magique que Rowling nous propose ici. Notons toutefois que pour ceux qui, comme moi, ont grandi en lisant cette série, ce premier Harry Potter est un peu trop simple et enfantin à la relecture, aussi bien à cause de J.K.R. (pas assez d’intrigues et de personnages secondaires, par rapport aux livres suivants) qu’à cause de Ménard pour les raisons évoquées plus tôt.
Bien, mais a mieux fait par la suite.
6/10
Quand on est, comme moi, soucieux d’avoir une bibliothèque musicale bien rangée, on aime bien que les tags ID3 soient correctement remplis, mais on apprécie aussi de belles pochettes.
Et quand elles n’existent pas ? ON N’SE DÉMONTE PAS, MOUSSAILLON ! On les fabriques, avec un maximum de visuels et de polices d’écritures en rapport avec l’album, l’artiste ou le genre.
Du coup, dans un esprit de générosité défiant toute concurrence, je vous livre mes petits bidules qui, je l’espère, pourront peut-être vous servir.







VALVe a lancé hier la mise-à-jour de l’Engineer pour le jeu Team Fortress 2, une “mise-à-jour de classe” qui ajoute quand même quatre nouvelles maps, et quatre nouvelles armes (cinq si on compte la Golden Wrench, rolalah), toutes pour l’Engineer. Cette mise-à-jour est très probablement la dernière qui ajoute autant de contenu à une classe de personnage (il y en a neuf en tout), vu que l’Engie était le dernier à ne pas en avoir encore bénéficié.
C’est donc pour la dernière fois que l’on peut, pour encore une semaine environ, voir la grande majorité des joueurs prendre la classe récemment améliorée. Un vrai raz-de-marée, comme le montrent ces deux photos prises à 2Fort et à Dustbowl.


C’est un petit cap que Radio01.net vient de franchir, celui de ses six premiers mois. Le site qui a remplacé feu ds001.net est entrain de vivre un début étonnant, dont voici le bilan.
On efface tout, et on recommence
Ergonomie changeante, ligne éditoriale améliorée, j’ai tenté durant cette courte période de mettre au point un site qui convient à notre nouvel objectif : celui de créer le plus régulièrement possible des contenus audio et vidéo de qualité. Et pour y arriver, il a fallu changer des choses. La suppression de certaines émissions (Hebdo02, Niveau Bonus) a permis la création de trucs différents de ce qui se fait ailleurs. CheckPoint et DTC n’ont pas vraiment d’équivalent que ce soit sur internet ou même en radio, les rares fois ou une antenne se risque à un tel exercice. La seule émission audio ayant survécu à la rénovation de notre “grille de programmes”, si j’puis dire, c’est LiveOne, qui entre de temps en temps en mode berserk (Le Grand LiveOne, une émission qui dure… plus de 3 heures).
Pour les émissions vidéo, Level Up ! continue son chemin, Retro C’est Trop a vu sa qualité son et image augmenter (et ce n’est pas fini), et Gameplay prend la place de “Retro c’est trop mais avec des jeux récents”. Il va d’ailleurs falloir repenser le concept de Gameplay, qui ne me satisfait que moyennement, pour l’instant.
Téléchargements, visites et (absence de) feedbacks
L’inconnue au lancement de Radio01.net était la fidélité de nos visiteurs et de nos auditeurs. Pour les auditeurs, aucun souci : la plupart d’entre eux sont abonnés via iTunes à nos flux podcasts. nous n’avons donc pas subi de baisse significative de ce point de vue. Par contre, niveau visites, on a vécu Trafalgar. Dans un premier temps.
En décembre 2009, dernier mois de vie de ds001.net, on tournait à 82’000 visites mensuelles, presque 3000 quotidiennement. Sur Radio01.net, en mai (dernier mois “complet” à ce jour), on a reçu 9’000 visites au total, environ 300 quotidiennement. on peut donc établir le fait que 90% de nos anciens visiteurs ne sont plus revenus depuis.
La faute au référencement. Mes charmantes statisitques Google Analytics me donne un taux ridiculement bas de visites en provenance directe de Google. Il faut donc attendre, comme il a fallu attendre pour ds001.net. Le mois de janvier 2011 sera l’occasion de faire un nouveau bilan, surtout sur ce point bien précis, à mon avis.
Je note aussi une certaine absence caractérisée de feedbacks via Radio01.net. Et je ne dis pas ça pour les rares qui commentent (peu, mais qui commentent quand même), mais pour l’énorme majorité silencieuse qui, lorsqu’elle daigne utiliser le formulaire idoine, disent quelque chose de l’ordre de :
pas mal, c’est quand la prochaine ?
Et ça, ça irrite à un point… Bon sang, si vous aimez, dites merci. Si vous n’aimez pas, dites pourquoi. Mais par pitié, ne faites pas comme ça, ça nous donne tout sauf l’envie de continuer. Un commentaire positif aide à continuer au point de vue du moral, un commentaire négatif bien construit aide à faire mieux. Par contre, un commentaire neutre dans lequel la personne se permet de se plaindre implicitement que “la suite” n’est pas encore sortie, ça m’énerve (surtout qu’on fait de notre mieux, et ce, gratuitement et sans aucune publicité, ce que peu, très peu de sites proposent). Si ces gens se mettaient à fabriquer ce genre de choses, je pense qu’ils se comporteraient bien différemment.
Je note tout de même que les communautés bien installées qui sont au courant de ce que nous faisons (c’est à dire le channel IRC #Synops, les forumeurs de Netophonix.com, les visiteurs de Push-Start.be et les forumeurs de PressStartButton.fr) ne sont pas avares en feedbacks. Et ça, c’est vraiment génial.
…et la concurrence ?
Un dernier coup d’oeil pour voir qui sont, aujourd’hui, les sites que je considère comme concurrents directs de Radio01.net.
GameRadio.fr : Webradio française consacrée aux jeux vidéo, Gameradio propose principalement un podcast hebdomadaire, d’autres émissions en audio et de la musique de jeux vidéo (les game-mix). Mais attention, il s’agit bien de morceaux originaux et non pas de remixes. Ils produisent un contenu de qualité, mais dans un style qui n’est pas le mien.
Madgames.ch : En plus de proposer une émission qui s’appelle Level Up! (et qui n’a rien à voir avec Level Up !, l’émission qui upgrade votre culture vidéoludique), ce site s’autorise l’appellation de, je cite, “référence Helvétique du jeu vidéo”. Mégalomanes, légèrement mythomanes et probablement adeptes du copier/coller, je n’aime franchement pas. Et pourtant, si ils lâchaient leur couronne en carton-pâte et si ils ne se laissaient pas aller à la facilité, ils pourraient trouver leur concept à eux, et peut-être même faire quelque chose de sympa à lire / écouter / voir.
Rayman Origins, enfin un vrai nouveau jeu Rayman. \o\ \o/ /o/