InkS'Blog

Texte

Harry Potter et la Suite à Fabriquer

Une fois son premier tome bouclé, J.K. Rowling avait une idée très claire de la façon dont se déroulerait la suite de son histoire : six autres tomes, pour en arriver à une conséquente heptalogie.

Le problème d’un deuxième tome, problème qui ne s’applique pas qu’à l’oeuvre de Mme Rowling, est qu’il doit rester dans l’univers du premier tout en renouvelant assez l’expérience pour justifier son existence. Pour Harry Potter et la Chambre des Secrets, on peut dire que l’histoire est en effet pas mal bouleversée.

Histoire d’être parfaitement compris, même par les deux du fond qui viennent d’arriver, laissez-moi vous rappeler que chaque tome estampillé Harry Potter couvre une année d’étude du sorcier en question. Comparée à celle qui est relatée dans le premier bouquin, cette deuxième année offre un panel de singularités vraiment conséquent : le quai 9 3/4 est bloqué pour Harry et Ron, ceux-ci débarquent à Poudlard en voiture volante, il manquent de se faire renvoyer, une légende oubliée depuis un demi-siècle refait surface, l’école sbit des agressions, Hagrid est emmené de force à Azkaban (la prison des sorciers)… On pourrait continuer un bon moment, et c’est justement là où je veux en venir : Rowling singularise trop ce deuxième roman, quitte à laisser certains faits inexpliqués à jamais. La raison pour laquelle la Ford Anglia, apparemment revenue à l’état sauvage (!), sauve in extremis Harrry et Ron des pattes velues appartenants à la descendance d’Aragog, par exemple, n’a jamais été évoquée, de près ou de loin.

D’autre part, on sens aussi une certaine angoisse pour le lecteur qui prendrait la saga à partir de ce deuxième opus. N’ayant lu que la version française, je ne peux pas affirmer si cela est du fait de Johanne Rowling, de Jean-François Ménard (traducteur de la version française), de Bloomsbury (éditeur en Grande-Bretagne), de Gallimard (éditeur en France) ou même de la sainte Warner Bros. (qui possède une bonne partie des droits liés à la licence Harry Potter, dont les films), mais le livre est ponctué, jusqu’à la moitié de l’histoire, de rappels qui permettent de savoir qui est Harry, comment se joue le Quidditch ou encore comment s’appelle ce terrible professeur qui nourrit un tel sentiment de haine envers notre héros.

C’est un deuxième tome un peu plus long (d’environ cinquante pages sur sa version poche) mais surtout plus agréable à relire que le premier. L’auteur arrive peu à peu à faire grandir son univers, et ce d’une façon très cohérente avec ce qu’elle a déployé précédemment, mais aussi avec notre réalité, ou plutôt ce qui semble être la réalité aux yeux des moldus.

Mieux, mais assez exagéré dans sa trame scénaristique. Maintenant que le cap du deuxième tome est passé, vivement le troisième !

7/10

Voir les commentaires
Publié le Samedi, juillet 24 2010.

InkS'Blog InkS
Alca Torda Helveticus.
Modest & awesome.


Gamer, journaliste amateur spé. jeux vidéo, webmaster, présentateur / animateur / monteur (webradios et podcasts), réalisateur (Level Up ! 4 et 5), membre de la sagasphère et... étudiant, ch'crois.

Ce blog et son contenu sont sous licence Creative Commons BY-NC 2.5 Suisse.
Précédent Suivant