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Harry Potter et l’Évolution tant Attendue

On ne peut pas facilement résumer Harry Potter et la Coupe de Feu aussi simplement que le premier ou le second tome d’Harry Potter. Faut-il parler du Tournois des Trois Sorciers, de l’intrigue autour de Rita Skeeter, du comportement de plus en plus distant de Percy Weasley, des Mangemorts, du retour de Lord Voldem… Comment ça, « spoileeeeer !» ? Hé, ho, ça fait presque dix ans, alors un peu de calme. Pour en revenir à mon propos, ce quatrième tome est tellement dense qu’en faire une critique devient un exercice périlleux.

Un peu avant l’énième relecture effectuée dans le but de rédiger ce texte, j’appréhendais un peu les 775 pages de cette Coupe de Feu. Comme je l’ai déjà indiqué, le Prisonnier d’Azkaban est pour moi le tome qui me semble, ou plutôt me semblait, le meilleur de la série. Mais c’est parce qu’il est très bon et court à la fois, une brièveté qui permet de mieux se souvenir du livre dans sa globalité, et donc d’en avoir un à priori très positif. Le tome qui nous occupe cette fois-ci est à la fois excellent et long. Mme Rowling commence enfin à sortir Harry Potter du « rayon 6 / 12 ans » avec un livre à la fois long (les livres pour enfants ont l’impératif d’être conçis) et plus rude. Dans la Coupe de Feu, on torture, on tue, on contrôle les esprits, on vole des yeux et des jambes de bois, on se coupe volontairement la main et on ressuscite. Sacré programme !

Ce quatrième livre est riche. Dialogues, situations, personnages, lieux : le monde imaginé par Rowling mérite son titre de monde. Même si ils sont aussi peu décrits physiquement (un cadeau pour les gens responsables du casting des adaptations cinématographiques) ils ont maintenant tous une véritable histoire, un passé. Oui, oui, même Neville Londubat.

Contrairement au Prisonnier d’Azkaban, j’ai vraiment eu du mal à trouver des reproches à faire à Harry Potter et la Coupe de Feu, même si deux problèmes méritent à mon avis d’être évoqués.

Le premier concerne la traduction française. Je vous ai déjà fait part de mon avis concernant la méthode de travail de monsieur Jean-François Ménard, mais j’aimerais tout de même ajouter une anecdote pas du tout amusante à propos de ce tome. Les premières éditions de la traduction des quatre premiers livres ont été amputés : dialogues tronqués, descriptions passées à la trappe, paragraphes entiers bazardés au grenier. Toutefois, la dernière édition (celle de 2007), présente en ce moment dans la plupart des librairies, contient les fameux passages manquants. Le nombre de pages supprimées dans la première édition de la Coupe de Feu est ahurissant. Il faut savoir que la nouvelle pagination de l’édition la plus récente fait en sorte qu’un nombre de caractères identique tient sur moins de pages. Ainsi, même si du contenu supplémentaire a été ajouté, les anciennes éditions des tomes 1, 2 et 3 comptent cinq à dix pages de plus que les nouvelles. Par contre, en ce qui concerne ce quatrième tome, la nouvelle édition compte onze pages de plus. Il y a donc plus de onze pages qui n’étaient pas parus dans les premières éditions.

Le deuxième reproche concerne Harry Potter lui-même, lorsqu’il ment à Dumbledore ou à Sirius. Il m’agace, dans ces moments. Un agacement qui perdurera jusqu’au cinquième tome.

9/10

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Publié le Samedi, août 14 2010.
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Notes
  1. inkshd a publié ce billet

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